Accueil Infos%20Municipales Actualit%C3%A9%20du%20village Actualit%C3%A9%20du%20village Espace%20Citoyen 

 Associations G%C3%A9ographie Histoire Contact Le%20journal  Archives Météo

________________________________________________________________________________________________________________   



                                                            
     FamilleTESSON         Olivier DE CLISSON       Famille TOURNEBUS      Famille MATHEFELON      Jacques d'HARCOURT       Famille BERRAND      Bertrand DU GUESCLIN
  
 
Situé sur la voie romaine reliant Vieux à Jublains en Mayenne, le village de Boulon   se trouve au nord de l’un des massifs forestiers les plus importants du département : la forêt de Cinglais qui s’étend sur 1.751 ha à l’orée de la Suisse Normande.

La moitié du territoire de Boulon est recouvert par cette forêt

Au cœur du Bois d’Alençon en forêt de Cinglais se trouve le site remarquable du Thuit, en ce lieu, il y avait Vicomté, Baronnie, prison et Tabellions, les rentes en  grain dans toute la contrée étaient perçues en mesure du grenier du Thuit. Ce lieu historique fut occupé par de nombreux propriétaires de grande renommée, Raoul d’Ivry, parent de Richard II Duc de Normandie, les Tesson qui ont joué un rôle majeur dans la conquête de l’Angleterre par Guillaume Le Conquérant, les Tournebu, les Clisson, Bertrand du Guesclin à la fin de la guerre de cent ans.

Le Domaine est tombé dans l’héritage des Ducs d’Alençon apparentés aux rois de France. C’est ainsi que le nom est resté attaché au domaine forestier.

 
UN VILLAGE TRAVERSE PAR LA VOIE ROMAINE
 
La commune de Boulon fut autrefois traversée par une voie romaine la reliant à la commune de Vieux. Il a été découvert en 1850 une tête sculptée en marbre. Depuis, une étude de prospection a été réalisée en 2007 par les ser- vices de l’Etat au lieu-dit « La Londe ». Différents vestiges ont été trouvés et référencés notemment des restes de poteries, de verreries, des statuettes en bronze ainsi que différentes pièces de monnaies datant de différentes périodes comprises entre le 1er et le IV ème siècle ap. JC. Ces découvertes ont permis de déterminer la présence d’une ancienne zone artisanale (atelier de fer et de verriers) et d’espaces d’habitat. Toutes ces pièces archéologiques sont à ce jour exposées au musée de Vieux la Romaine.
 

 
 
                         
                                                                          
                                                                                        Eglise St Pierre  
 
         La nef de l'église de Boulon est romane ; le mur du nord et une partie de la façade occidentale sont construits en arête de poisson. Le portail à plein cintre qui s'ouvre au nord est orné de plusieurs rangs d'étoiles. Le chapiteau d'une des colonnes présente le sujet symbolique de l'homme aux serpents. Les fenêtres étaient étroites comme celles de Mutrecy ; mais elles ont été presque toutes remplacées par des fenêtres plus grandes. Le Chœur appartient au style roman comme la nef. Il a subi comme elle des retouches et reçu des fenêtres nouvelles.
La tour est moderne à l'extrémité occidentale de la nef. On voit à l'intérieur de l'église plusieurs tombes dont les inscriptions sont illisibles : une d'elles porte la date de 1670.
Dans le cimetière repose le corps de M. Claude-Louis-Subtile de Beaumont, chevalier, seigneur et patron de Martainville, Bonnebosq, Fontaine, Moulines, mort en 1778.

L’arc triomphal qui sépare la nef du chœur est orné, comme la porte observée précédemment à l’extérieur, de motifs géométriques, peut-être romans, ou datant de la reconstruction du chœur au XIXe siècle. (probablement 1848). L’autel, de la première moitié du XIXe siècle, est orné de motifs décoratifs variés (calice, croix, ciboire, etc..) Il est surmonté d’une peinture représentant l’Adora- tion des Mages, datant du XVIIe siècle, sur laquelle on peut remarquer, à droite, le patron de la paroisse, Saint Pierre. On trouve dans le chœur une autre peinture de dimension plus réduite, d’excellente qualité. Elle repré- sente l’Apparition de l’Enfant Jésus à un moine et date de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle. Cette toile, restaurée et repeinte au XIXe siècle, est sans doute l’œuvre d’un artiste étranger à la Basse-Normandie. Le Christ de l’arc triomphal est du XVIIIe siècle et les deux autels latéraux de 1815, au moins pour le retable et les statues, aujourd’hui malheureusement dégradés et dé- montés (une restauration peut être envisagée). Les sta- tues sont des œuvres de série qu’on retrouve dans d’autres églises de la région comme Fresney le Puceux et Bretteville le Rabet, par exemple. Elles représentent la Vierge à l’enfant et Saint Louis. Sont à noter, enfin, les fonts baptismaux de marbre à veines roses, sans doute d’origine locale (Laize la Ville), et qui, datent des années 1770-1800, et les vitraux représentant des scènes bi- bliques, de la fin du XIXe siècle.

                                                                                                                    


                                                                   
                                                                                 Chapelle St Jean Baptiste 
 
  La chapelle Saint Jean Baptiste, Patrimoine classé ou inscrit dit 'Chapelle Saint Jean-de- Malpas’. Elle fût construite entre 1885 et 1890 par l’Abbé Alexandre Dupont, curé du vil- lage. La rumeur dit qu’elle a été bâtie avec des pierres de l’ancien château du Thuit, situé dans la commune et lieu chargé d’histoire. Elle est consacrée à Notre Dame de Lourdes dont nous pouvons remarquer la grotte toujours présente, protégée par la Sainte Vierge ainsi que les restes de nombreux pèlerinages durant lesquels on pouvait se recueillir dans la petite chapelle qui se trouve à l'intérieur de celle-ci.
Au début du siècle, La Chapelle Saint Jean-Baptiste était un des lieux de pèlerinage dans un circuit qui partait du bois de DONNAY en passant par BOULON et se terminait au petit Lourdes à HEROUVILLE SAINT CLAIR
 
                                                                      
                                                                                    Ferme de la rochette 
 
  Ferme, Patrimoine classé ou inscrit dit 'Ferme' à boulon (calvados 14220). Le ministère de la culture précise que le logis date de la seconde moitié XVIe siècle, que la grange et l'étable date du XVIIIe siècle et pour finir, que des baies sont repercées pendant le XXe siècle Boulon, calvados

_________________________________________________________________________________________________________________ 



    
On trouve sur le territoire de la commune de Boulon un des sites les plusreigieux du Val de Laize, mais aussi de a région, au lieu-dit la Chapelle du Thuit. On peut affirmer que cet endroit est occupé par l’homme depuis fort longtemps, car le nom Thuit vient du scandinave Thueit qui désigne un essart, c'est-à-dire un défrichement, datant ici de la période des invasions vikings. 




A l'entrée de la Propriété de M. Lacroix veille un chêne séculaire sur ces lieux remplis d'histoires...



_________________________________________________________________________________________________________________




Par M.LACROIX

TOPONYMIE

 "THUIT"" Mot d’origine scandinave qui désigne un essart, gagné ici par la forêt de Cinglais.
 
SITE

 Un éperon rocheux d’une dizaine de mètres de hauteur, délimité par deux vallées parcourues par des cours d’eau avec zones  marécageuses.

Un fossé bordé d’un rempart en arc de cercle, barre l’éperon au sud du coté du plateau. L’ensemble couvre environ 1 ha.
 

RESUME HISTORIQUE

 Selon M Fixot, le THUIT était aux XIème et XIIème siècles l’un des trois château de pierre du Cinglais (avec le château Ganne de la Pommeraie et Tournebu).


La seigneurie du THUIT a appartenu à de nombreux personnages.
 

Il fut cité comme étant le siège d’une vicomté dans les 13ème et 14ème siècles, Enfin son importance décroissant dans le 15ème siècle. Aujourd’hui il nous reste des ruines et la porte d’entrée quelques tours qui ont été restaurés par l’actuel propriétaire (Monsieur LACROIX).

Le premier possesseur du THUIT dut être RAOUL D’ANJOU, baron du THUIT, puis son fils ainé RAOUL TESSON DE CINGLAIS qui s’en fit une baronnie particulière vers l’an 1030

Ce RAOULT TESSON posseda la tièrce partie des terres de NORMANDIE

Il avait eu l’idée de se réunir au baron du Cotentin à la bataille du VAL ES DUNES et à la vue de la banière du jeune GUIL- LAUME il se ralliera

De nombreux TESSON se sont succédés, nous avons trace d’un cinquième RAOUL DE TESSON

Et peut-être le fils du cinquième de TESSON nommé GUILLAUME DU THUIT

1230 ROBERT BERTRAND

Ensuite par des mariages il passa à la famille D’HARCOURT.

Après au 13ème siècle une alliance le transmit à OLIVIER 2 de CLISSON

VERS 1280 OLIVIER 3 de CLISSON s’étant rendu coupable d’intelligence avec les Anglais en 1343 fut décapité, ses biens furent confisqués

Pendant quelques années il passa aux mains du SIRE MATHEFELON

EN 1358 Par CHARLES V alors régent de France, le THUIT fut donné à PIERRE TOURNEBU

Puis deux années plus tard en 1360 il fut restitué à Olivier DE CLISSON IV

En 1376 CHARLES V devenu Roi racheta le THUIT à OLIVIER DE CLISSON IV. (Celui qui devint plus tard connétable) lui donna en échange un domaine en Bretagne.

Le ROI donna le domaine du THUIT à BERTRAND DU GUESCLIN vers 1378 au moment ou il était très puissant il com- mandait la BASSE- NORMANDIE

Puis vers 1379 céda à son tour le THUIT à PIERRE D’ALENCON

1412 pendant l’invasion de la NORMANDIE de l’armée ANGLAISE, le fort du THUIT fut pris.

DUCHESSE DE BAVIERRE. ! ! !

LOUIS XI en 1474 le donne à PIERRE DE St AUBIN comte du Perche 
 
Le frère des rois FRANCOIS II, CHARLES IX ET HENRY III
 
Et sous le règne de LOUIS XVIII la révolution le fit rentrer dans les mains privées

Le THUIT est signalé dans de nombreux actes de tabellionage jusqu’au début du XVIIème siècle. Mais le siége en est alors établi à Saint-Sylvain.
 
XIX-XXème

Restitué à des héritiers de la maison d’Harcourt,
 
Le THUIT abandonné depuis des siècles, a été victime d’actes de vandalisme et a surtout servi de carrière. Les matériaux (mœllons de grés et de pierre blanche de Quilly) se trouvent dans plusieurs maisons de Boulon.
 
Le Château du Thuit dont une grande partie des vestiges est redevenue apparente, notamment avec son porche.

De plus, nous pouvons apprécier les remparts et les multiples tours qui elles aussi ont été restaurées.

Cette propriété a appartenu à de nombreuses personnalités

 

 
  Acquisition du site par Pierre Lacroix.

Images actuelles de la chapelle






Une vue actuelle de la chapelle du Thuit


Le journal